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martes, 11 de febrero de 2014

Que diría González, en Francés

Que diría González

Algunos lunes me levanto pero sigo tumbado por dentro.
O admito que me conozco demasiado y no me quiero ver despierto.

Esos días con redacción de ultimátum para nadie,
que nacen atardeciendo, y sin tenerte a mano de mis manos,
cuando me pesan los años, y me aplastan los destierros.

Nada grave, que diría don Ángel.
La vida, la muerte. Nada grave.

Jornadas en las procuro olvidar quien fui o como me llamo,
enemigo a muerte de mi mismo por sólidos motivos,
emboscadas en las que no te escribo ni te busco temprano.

Esos días, que saben a sopa de ceniza y tienen el color de mi colada,
salta la alarma en tu instinto de gacela con garras de pantera y llamas,
con esa voz que me lame las angustias, y  me cambia las mañanas.

Nada grave, que diría González.
El tiempo, el amor. Nada Grave.

Digamos que hoy me levanté otoñal,
pero hablé un rato contigo
y ya tengo los bolsillos llenos de veranos.

Cuando quieras/puedas
ven a buscarlos.


Comme dirait Gonzalez

Il y a des lundis où je me lève mais je reste couché à l’intérieur
Ou bien j’admets que je me connais trop et je ne veux pas me voir réveillé
Ces jours d’ultimatum pour personne
qui naissent au crépuscule sans que tu sois à portée de main 
de mes mains
quand les années me pèsent et les exils m’anéantissent.

Rien de grave, dirait don Angel
La vie, la mort. Rien de grave.

Des jours où j’essaie d’oublier qui je fus et comment je m’appelle
ennemi juré de moi-même pour de solides raisons
embuscades où je ne t’écris ni te cherche.

Ces jours qui ont un goût de cendre et une couleur d’eau de vaisselle
l’alarme sonne dans ton instinct de gazelle aux griffes de panthère et tu appelles
avec cette voix qui vient lécher mes angoisses et métamorphoser les matins.

Rien de grave, dirait Gonzalez.
Le temps, l’amour. Rien de grave.

Disons qu’aujourd’hui je me suis levé automnal
mais j’ai parlé un peu avec toi
et j’ai déjà les poches pleines d’étés.

Quand tu voudras/pourras
viens les chercher.

(Traducción de Catherine Leferrand)

1 comentario:

Oscar Dominguez dijo...

Qué grande eres Carlos...¡¡ Emotivo homenaje (más que merecido) al Maestro González.